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2 (1861)
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ŒUVRES DE HENRI HEINE.

cœur; je sais que vous êtes tout le contraire de moi.Quand vous avez faim, jai soif, et quand vous avez soif,jai faim. v ous êtes tiop corpulent, et je sms tropmaigre; vous avez beaucoup d'imagination, et jai dau-tant plus desprit des affaires; je suis un practicus, etvous êtes un diarrheticus; bref, vous êtes tout monantipodex.

Ah, Julia ! soupira Gumpelino, que ne puis-je êtrele gant de peau qui couvre ta main et qui baise tajoue !... Monsieur le docteur, avez-vous jamais vu laCrelinger dans Romeo et Juliette?

Sans doute, et jen ai encore lâme toute ravie.

Oh, alors ! sécria le marquis tout inspiré, et le feului sortait des yeux et lui éclairait le nez, alors vous mecomprenez ! alors vous savez ce que je veux dire quandje vous dis: Jaime!... Je veux me découvrir tout entierà vous... Hyacinthe, laisse-nous.

Je nai pas besoin de men aller, dit celui-ci avechumeur. Vous navez que faire de vous gêner devantmoi : je connais lamour, et je sais déjà...

Tu ne sais pas, répliqua Gumpelino.

Pour preuve, monsieur le marquis, que je sais, jenai quà dire le nom de Julia Maxfield. Tranquillisez-vous, vous êtes aimé; mais cela ne peut vous servirarien : le beau-frère de votre bien-aimée ne la perd pasdes yeux, et la surveille nuit et jour comme un diamant.

Oh, malheureux que je suis ! dit en gémissantGumpelino. Jaime et je suis aimé, nous nous pressons