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2 (1861)
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155
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REisKBimieR.

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blanches poésies, quand la signora détacha les deuxboutons dargent qui fermaient, sur sa poitrine, sa robede soie noire... Cher lecteur, remontons à la descriptiondu visage, dont jaurai à dire, par forme de post-scriptum, quil était clair et pâle jaune comme lambre,quil recevait de la chevelure noire qui couvrait lestempes en ovales lisses et brillants, une forme rondeenfantine, et que deux yeux noirs, pleins de clartéssoudaines, léclairaient comme dune lumière magique.

Tu vois, cher lecteur, que je voudrais bien te donnerune profonde description locale de mon bonheur, et, àlexemple des autres voyageurs, qui joignent à leursouvrages des cartes spéciales des lieux historiques oudune importance quelconque, jaurais bien eu envie defaire graver dans mon livre le portrait de Francesca.Mais, hélas ! à quoi sert la copie morte des contours,quand il sagit de formes dont le divin attrait consistedans leur mobilité vivante? Cest ce que le meil-leur peintre ne peut nous faire voir; car la peinturenest quun plat mensonge, après tout. Le sculpteurpeut davantage. Avec léclairage mobile dun flambeau,il nous est possible de nous figurer en quelque sorte unmouvement dans ces formes de marbre, et la lumière,qui ne les éclaire que dun jour extérieur, semble pour-tant les animer au dedans. Oui, il est une statue quipeut te donner en marbre, cher lecteur, lidée de labeauté de Francesca, et cette statue est la Vénus dugrand Canova, que tu trouveras dans une des dernières