OEUVRES DE HENRI HEINE.
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Ali ! bravo, caro Calpigi !
Le jour venu, le traître d'homme,
Au lieu de me compter la somme,
M’enchaîne au pied de leur châlit :
Alii! povero Calpigi!
Francesca m’observa encore une fois d’un air scruta-teur et pénétrant de la tête aux pieds, puis elle remerciad’un air satisfait le marquis, comme si j'eusse étéun cadeau qu’il lui eût apporté par galanterie. Elletrouva peu à redire: seulement mes cheveux étaienttrop châtain clair : elle les aurait voulu plus foncés,comme ceux de l’abbate Cecco. Elle trouva aussi mesyeux petits et plus verts que bleus. Je devais en re-vanche, cher lecteur, faire parade à l’égard de la signoraFrancesca d’une semblable habileté de maquignon;mais je n’ai rien à reprendre à cette véritable figure deGrâce. Son visage avait les proportions toutes célestesqu’on trouve dans les statues grecques; le front et lenez descendaient en une seule ligne droite; le nez, ad-mirablement taillé, se terminait en angle droit; l’espaceétait merveilleusement court du nez à la bouche, dont. les lèvres se rapprochaient à peine à chaque coin; unsourire rêveur les réunissait et semblait compléter cettecharmante lacune. Au-dessous de la bouche s’arron-dissait un délicieux menton; et le cou!... Ah! lecteurcoliet-monté, j’irais trop loin. Et puis, dans cette des-cription inaugurale, je n’aurais pas le droit de parler deces deux Heurs silencieuses qui s’épanouirent comme de