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2 (1861)
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151
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RE1SEBILDEH.

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fut tout dun coup ouverte ou plutôt enfoncée, et aumilieu de nous bondit un être...

0 vous, muses de lancien monde et du monde nou-veau, vous-mêmes muses n mcore découvertes ! vousqui ne devez être adorées que par les générations fu-tures, et que jai pressenties depuis longtemps dans lesbois et sur la mer, donnez-moi, je vous en conjure, descouleurs pour peindre l'être qui est, après la vertu, laplus belle chose de cet univers. La vertu, cela va sansdire, est la première de toutes les belles choses; le Créa-teur la para de tant de charmes, quil sembla quil nepouvait rien produire de plus admirable, mais il rassem-bla encore ses moyens, et, dans un moment propice, ilcréa signora Francesca, la belle danseuse, le plus grandchef-dœuvre quil ait produit depuis lenfantement dela vertu, chef-dœuvre dans lequel il ne sest pas répétéle moins du monde, comme les maîtres terrestres dontles derniers ouvrages apparaissent avec des beautésempruntées aux premiers... Non; signora Francescaest une création tout originale ; elle na pas la moindreressemblance avec la vertu, et il est des connaisseursqui la trouvent tout aussi belle, et ne reconnaissent àcelle-ci que lavantage de lancienneté. Mais est-ce doncun grand défaut pour une danseuse dêtre trop jeune dequelques six mille ans 1

Je la vois encore, arrivant, par la porte brusquementouverte, dun bond au milieu de la chambre, faisantaussitôt une pirouette interminable, puis se jetant de