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fut tout dun coup ouverte ou plutôt enfoncée, et aumilieu de nous bondit un être...
0 vous, muses de l’ancien monde et du monde nou-veau, vous-mêmes muses n mcore découvertes ! vousqui ne devez être adorées que par les générations fu-tures, et que j’ai pressenties depuis longtemps dans lesbois et sur la mer, donnez-moi, je vous en conjure, descouleurs pour peindre l'être qui est, après la vertu, laplus belle chose de cet univers. La vertu, cela va sansdire, est la première de toutes les belles choses; le Créa-teur la para de tant de charmes, qu’il sembla qu’il nepouvait rien produire de plus admirable, mais il rassem-bla encore ses moyens, et, dans un moment propice, ilcréa signora Francesca, la belle danseuse, le plus grandchef-d’œuvre qu’il ait produit depuis l’enfantement dela vertu, chef-d’œuvre dans lequel il ne s’est pas répétéle moins du monde, comme les maîtres terrestres dontles derniers ouvrages apparaissent avec des beautésempruntées aux premiers... — Non; signora Francescaest une création tout originale ; elle n’a pas la moindreressemblance avec la vertu, et il est des connaisseursqui la trouvent tout aussi belle, et ne reconnaissent àcelle-ci que l’avantage de l’ancienneté. Mais est-ce doncun grand défaut pour une danseuse d’être trop jeune dequelques six mille ans 1
Je la vois encore, arrivant, par la porte brusquementouverte, d’un bond au milieu de la chambre, faisantaussitôt une pirouette interminable, puis se jetant de