n
Quand le marquis de Cristoforo di Gumpelino retirason nez de la mer Rouge comme le défunt roi Pharaon,son visage étincelait d’une sueur de satisfaction. Profon-dément ému, il promit à la signora de la conduire àBologne dans sa voiture aussitôt qu’elle pourrait s’as-seoir. Il fut convenu en outre que le professeur serendrait d’avance dans cette ville; mais que Bartoloirait avec la voiture du marquis, sur le siège de laquelleil serait très-bien, et pourrait tenir le petit chien, etqu’enfin on serait rendu au bout de quinze jours à Flo-rence, où signora Francesca, qui devait partir avec ladyMathilde pour Pise, aurait eu le temps de revenir. Pen-dant que le marchese supputait sur ses doigts les frais duvoyage, il bourdonnait en apparence le Di tanti palpiti.Signora, de son côté, jetait les roulades les plus écla-tantes, et le professeur parcourait comme un ouragan,à pleine main, lès cordes de sa guitare, en chantant desparoles si brûlantes que la sueur lui coulait du front etles larmes des yeux, lesquelles se réunissaient en unseul cours d’eau dans les ravins de son visage. Au milieudes chants et des sons, la porte de la chambre voisine