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2 (1861)
Entstehung
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147
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dons était jaloux de ce que le marquis, ou pour mieuxdire, son nez, nageait, comme je lai dit, dans les dé-lices de la mer Rouge. Bartolo resta calme sur son petitbanc, ses jambes desséchées croisées l'une sur lautre, etil jouait avec le petit cbien de la signora,un de ces jolispetits animaux qui sont indigènes à Bologne, et que lonconnaît aussi chez nous sous le nom de Bolonais. Le pro-fesseur ne se trouva pas dérangé le moins du monde dansson chant, que parodiaient quelquefois les fous rires dansla chambre voisine. Souvent il interrompait de lui-mêmeses flonflons pour mennuyer de questions juridiques.Quand nous nétions pas du même avis, il faisait pleu-voir un déluge daccords avec un cliquetis de citations.Pour moi, jappuyais mon opinion de lautorité de monmaître, le grand Hugo, qui jouit dune grande réputationà Bologne, sous le nom dUgone ou dUgolino.

Cest un grand homme ! disait le professeur; puisil raclait et chantait :

Le son de sa douce voixVibre encore à ton oreille,

Et la douleur qu'elle a fait naîtreEst le vrai bonheur damour.

On respecte aussi beaucoup à Bologne, Thiebaut, queles Italiens nomment Tibaldo; cependant on y connaîtmoins les écrits de ces savants que leurs vues principaleset leurs dissidences. Je trouvai aussi que Gans et Savi-gny ny étaient connus que de nom. Le professeur croyaitque ce dernier était une femme savante.