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2 (1861)
Entstehung
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145
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REISEBILDER.

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seul mot, quoiquil passât à Bologne pour le meilleur deprofesseur de langues après Mezzoffante. Nous naimonspas à parler, quand parler est notre profession. Il ser-vait la signora comme un chevalier muet, et ne savaitplus que lui réciter de temps en temps les vers quil luiavait jetés sur le théâlre, il y avait vingt-cinq ans, quandelle débuta à Bologne, dans le rôle dAriane. Lui-mêmeétait sans doute alors brûlant et fleuri, peut-être sem-blable à Bacchus en personne, et sa Letizia Arianecomme une bacchante échevelée, sétait jetée dans sesbras... Evoë Bacche! Il écrivit dans ce temps bien despoésies amoureuses, qui se sont conservées, comme jelai dit, dans la littérature italienne, longtemps aprèsque le poète et sa bien-aiinée sont devenus maculature.

Sa fidélité sest déjà maintenue pendant vingt-cinqans, et je pense que son dernier jour pourra bien letrouver assis sur lescabeau, récitant des vers, ou pré-sentant le crachoir nd libitum. Le professeur de juris- prudence se traîne aussi depuis la même époque dansles fers de la signora; il lui fait la cour avec le mêmeempressement quau commencement de ce siècle ; il luifaut encore aujourdhui ajourner impitoyablement sesleçons de pandectes quand elle lui demande de lac-compagner quelque part, et toujours il reste grevé desservitudes dun véritable patilo.

La fidèle constance de ces deux adorateurs dunebeauté ruinée depuis longtemps, est peut-être de lha-bitude, peut-être de la piété pour danciens sentiments,

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ii.