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2 (1861)
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ŒUVRES UE HENRI HEINE.

le parfum me montait à la tête comme celui du foinnouveau, mon pauvre cœur, déjà bien décliiré, faillitéclater tout à fait, mais de rire, et je mécriai involon-tairement : Mon cher monsieur le conseiller de lin-tendance Wilhelm Naumann, que vous fait donc laverdure des arbres?

Vous êtes un homme déchiré, pour ainsi dire, unByron !... répéta le marquis, puis il plongea encore sonregard délu inspiré dans la vallée, fit claquer plusieursfois sa langue contre son palais en signe dadmirationpieuse... Dieu! Dieu! tout cela a lair dune peinture!

Pauvre Byron ! de si pures jouissances te furent re-fusées ! Ton cœur était-il donc corrompu à ce point quetu nas pu que voir la nature et seulement la peindre ?^ Ou bien Bishy Shelley a-t-il raison quand il dit que tu

J as surpris la nature dans sa chaste nudité, et que pour

ce crime, tu fus, comme Actéon, déchiré par les chiens?

Assez. Nous arrivons à un sujet plus aimable, à la de-meure de signora Letizia et de Francesca, petite villa quiparaît presque encore en robe blanche de négligé. Onvoit à lentrée deux grandes fenêtres rondes, devantlesquelles des vignes élevées laissent retomber leurspampres, de sorte quon dirait dune chevelure verteépandue avec toute la richesse de ses boucles sur lesyeux de la maison. Dès le seuil de la porte, nous sommesaccueillis par des résonnances de toute espèce, fredonsroulants, sons de guitare et rires joyeux.