Druckschrift 
2 (1861)
Entstehung
Seite
133
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Hyacinthe ! sécria celui-ci en colère et tout étonnéde lindiscrétion de son domestique.

Mais soyez donc tranquille, monsieur Gumpel, oumonsieur Gumpelino, ou monsieur le marchese, ou VotreExcellence, nous navons pas besoin de nous gêner de-vant le docteur. Il me connaît ; il a pris chez moi plusdun billet de loterie, et je jurerais presque quil me doitencore pour le dernier tirage sept marcs et neuf schel-lings... Je suis vraiment bien content, monsieur le doc-teur, de vous revoir ici. Est-ce que vous avez aussi dansce pays quelques affaires damusement? Et que faire ici,dans cette chaleur, sinon des affaires damusement?Avec cela il faut sans cesse monter et descendre. Lesoir, je suis aussi fatigué que si javais couru vingt foisde la porte dAltona à la porte Steintor, sans avoir gagnéun pauvre kreutzer.

Oh, Jésus! sécria le marchese, tais-toi, tais-toidonc ! je vais prendre un autre domestique.

A quoi bon me taire? répliqua Hirsch Hyacinthe;jai du plaisir, après tout, quand je puis parler encoreune fois de bon allemand avec une figure que jai vueautrefois à Hambourg ; et quand je pense à Hambourg...

Ici le souvenir de sa petite patrie marâtre fit brillerdune clarté humide les petits yeux du petit homme, etil dit en soupirant : Ce que cest que lhomme! onsen va se promener avec plaisir devant la porte dAl-tona, et lon y voit les curiosités, les lions, les oiseaux,les perroquets, les singes, les hommes merveilleux; on

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