— Une curieuse femme! répétait Gumpelino quandnous nous mîmes en route pour aller faire visite à sesdeux amies, signora Letizia et signora Francesca, aveclesquelles il voulait me faire faire connaissance. Commela maison de ces dames était située sur une hauteur unpeu éloignée, j’appréciai avec d’autant plus de gratitudela bonté de mon gros ami, qui trouvait la promenadedans les montagnes un peu pénible, et s’arrêtait à chaquecolline pour reprendre haleine, en poussant un soupiravec un : Doux Jésus !
Les habitations des bains de Lucques sont situéesdans un village enfermé par de hautes montagnes, ouassises sur Tune de ces mêmes montagnes, non loin dela source principale. Un groupe pittoresque de maisonsa vue sur cette ravissante vallée. Mais il en est quelques-unes solitaires, éparpillées sur les pentes, auxquelles ilfaut grimper péniblement au travers de vignes, demyrtes, de chèvrefeuilles, de lauriers, d’oliviers, de gé-raniums et autres fleurs et nobles plantes, véritableparadis sauvage. Je n’ai jamais vu de vallée plus ravis-