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ŒUVRES DE HENRI HEINE.
sanie, surtout quand de la terrasse du bain supérieuroù s’élèvent les sombres cyprès, on plonge sur le vil-lage. On y voit le pool, qui passe sur une petite rivièrequ’on appelle la Lima, laquelle, partageant en deuxparties le village, se précipite à chaque extrémité enpetites cascades sur des masses de rochers, et y faitgrand bruit, comme si elle voulait dire les plus jolieschoses, el que sa voix fût incessamment couverte par lebavardage multiple des échos.
Le charme principal de cette vallée consiste sansdoute en ce qu’elle n’est ni trop grande ni trop petite,que l’âme du spectateur ne s’y sent point violemmentdilatée, mais qu’elle trouve , au contraire, à se remplircomplètement de ce délicieux aspect. Les cimes desmontagnes elles-mêmes, comme dans toute la chaînedes Apennins, loin d'être défigurées en découpures gro-tesques, ainsi que les caricatures de montagnes quenous trouvons dans les pays germaniques aussi souventque les caricatures d’hommes, s’y déroulent, au con-traire, en formes arrondies et verdoyantes, qui semblentexprimer une civilisation artistique, et s’harmonisentmélodieusement avec le bleu pâle du ciel.
— Doux Jésus! dit en gémissant Gumpelino, alorsque, échauffés déjà quel ne peu par notre montée labo-rieuse et par le soleii du malin, nous eûmes atteint lasusdite colline de cyprès, et qu’en abaissant les yeux surle village, nous vîmes notre amie anglaise, droite ethère sur son cheval, passer, comme une apparition de