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2 (1861)
Entstehung
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REISEBILDER. 69

observation attentive, et soufflait parfois, en forme dac-compagnement, dans une trompette de bois.

Lauberge jentrai pour me reposer, et je dînai,était déjà aussi tout à la manière italienne. Au premierétage, une estrade en plein air, avec vue sur la cour,gisaient des voitures brisées et des tas de fumier, lescoqs dInde, avec leurs sottes crêtes rouges, et les.paons, orgueilleusement misérables, se promenaientautour dune demi-douzaine de polissons déguenillés,qui se faisaient mutuellement la chasse à la vermine,suivant la méthode de Bell et de Lancastre. De cetteestrade, en suivant une rampe de fer brisée, on arrive àune large chambre en forme de salle. Pavé de marbre,et dans le milieu, un vaste lit les puces font leursnoces; partout une saleté grandiose. Lhôte bondit àdroite et à gauche pour demander mes ordres. Il portaitun surtout vert douteux et une figure changeante, aumilieu de laquelle un long nez bossu, avec une verruerouge et velue, assise sur ce nez comme un singe àjaquette rouge sur le dos dun chameau. Il sautait çà et, et cétait comme si le petit singe rouge eût fait au-tant de cabrioles sur le nez. Mais il sécoula bien uneheure avant quil mapportât la moindre chose, et quandje men plaignis, il massura que je parlais déjà très-bienlitalien.

Il fallut me contenter pendant longtemps de lagréableodeur de rôti, qui montait jusquà moi dune cuisinesans porte, la mère et la fille, assises lune près de