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2 (1861)
Entstehung
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XIX

Je ne tardai pas à maller coucher; je mendormisbientôt, et me perdis dans des songes extravagants. Jerêvai donc que jétais plus jeune de quelques heures; jerecommençai mon arrivée à Trente; je mébahis surnouveaux frais, et dautant plus en ce moment que jene voyais au lieu dhommes que des fleurs qui couraientles rues. se promenaient des œillets éblouissants, quiséventaient avec volupté, de coquettes balsamines, deshyacinthes avec leurs jolies têtes vides; derrière elles sepressait une troupe de narcisses à moustaches et dechevaleresques spéronelles. Au coin de la rue se dispu-taient deux "pâquerettes. Une giroflée toute tachetée,couverte datours bizarrement bariolés, épiait à lafenêtre dune chétive maison, et, derrière elle, retentis-sait une voix de violette du plus doux, parfum. Sur lebalcon du Grand-Palais, en regard du marché, étaitrassemblée toute laristocratie, la haute noblesse, ceslis qui ne travaillent ni ne filent, et se croient pourtantaussi magnifiques que le roi Salomon dans toute sasplendeur. Je crus y retrouver aussi la grosse fruitière ;

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