XVII
C’était un vrai morceau de musique italienne de quel-que opéra buffa à la mode, de cette espèce qui laisse àla verve comique le champ le plus libre, où elle peut selivrer à tous ses bonds capricieux, à sa folle sensibilité,à sa douleur riante, à ses inspirations de mort qui fonttant goûter le bonheur de vivre. C’était tout à fait lamanière rossinienne, comme elle éclate le mieux dansle Barbier de Séville. Les détracteurs de la musiqueitalienne, lesquels fulminent des condamnations mêmecontre celle-là, n’échapperont pas un jour dans l’enferau châtiment qu’ils*auront bien mérité, et seront peut-être condamnés à n’entendre, pendant la sainte lon-gueur de l’éternité, autre chose que des fugues deSébastien Bach. J’en suis fâché pour plus d’un de mescollègues, pour Rellstab, par exemple, qui subiracomme 'es autres cette sentence, s’il ne se convertit,avant de mourir, à Rossini. Rossini, divino maestro,helios d’Italie, qui as dardé tes rayons sonores sur toute