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ŒUVRES DE II E N R I HEINE.
trouve chez les jeunes filles, moitié agneaux, moitiéroses, qui n’ont que des mains sans idées, mains toutesvégétales, tout animales; celle-ci avait au contrairequelque chose d’intellectuel, d’historique, comme lesmains des belles personnes bien élevées, ou qui ontbeaucoup souffert. Et puis cette main portait un air detouchante innocence, comme si elle n’avait pas besoinde se confesser aussi, qu’elle ne voulût même pas en-tendre ce qu’avouait sa maîtresse, et qu’elle attendit audehors que celle-ci eut fini ; mais cela durait longtemps,il fallait que la dame eût beaucoup de péchés à raconter.
Je ne pus attendre davantage ; mon âme imprima uninvisible baiser d’adieu sur la belle main, et celle-ci tres-saillit au même instant, et tout à fait comme la main de >Maria la morte quand je la touchais.—Au nom de Dieu,pensai-je, que fait Maria la morte à Trente?... et je mebâtai de sortir du dôme.