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2 (1861)
Entstehung
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UEISEBILDEH.

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montagnes, qui, telles que des dieux éternellementjeunes, jettent des regards de pitié sur l'Ccuvre ruinéedes humains. Cassé et ruiné, se repose tout à côté lefier château qui dominait autrefois la ville, fabuleuxédifice dun temps fabuleux, avec ses flèches, ses sail-lies, ses créneaux, et une grosse tour ronde, qui na plusaujourdhui dautres habitants que les hiboux et desinvalides autrichiens. La ville aussi est bâtie dune ma-nière fabuleuse, et lon est singulièrement ému à lapremière vue de ces vieilles maisons lombardes, avecleurs fresques éteintes, leurs images de saints mutilées,leurs petites tours, leurs guérites, leurs petites fenêtresgrillées, et ces frontons avancés, disposés en estrade,soutenus par des piliers grisonnants et affaiblis par lâge,lesquels auraient eux-mêmes besoin dappui. Un telaspect serait trop douloureux, si la nature ne couvraitdune vie nouvelle ces pierres mortes, si des vignes gra-cieuses ne serraient de leurs bras tendres et caressantsces piliers,chancelants, comme la jeunesse soutient lavieillesse, et surtout si des visages de jeunes filles, plusgracieuses encore, ne se tenaient aux aguets derrièreles sombres arceaux de ces fenêtres, et ne riaient delAllemand nouveau débarqué, qui va, comme un rê-veur somnambule, trébuchant à travers ces ruines fleu-rissantes.

Jétais réellement comme dans un rêve, dans un rêve lon cherche à se rappeler ce que lon a déjà rêvéune fois. Je regardais tour à tour les maisons et les