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nettes, qu’entoure ordinairement une longue galerie enforme de balcon, décorée à son tour de linge étendu,d’images de saints, de pots de fleurs et de sourires dejeunes tiiies. Ces maisonnettes sont de plus jolimentpeintes, le plus souvent en vert et en blanc, comme sielles portaient aussi la livrée nationale: bretelles vertessur chemise blanche. En voyant ces demeures au milieude cette solitude pluvieuse, mes pensées m’entraînaientsouvent vers elles, et je désirais aller joindre les hommesqui étaient assis au sec et sans doute bien à l’aise sousces toits. — Ah ! me disais-je, la vie doit être là biendouce et bien intime, et la vieille grand’mère y racontecertainement les contes les plus merveilleux. Pendantque la voiture passait impitoyablement, je reportaissouvent la vue en arrière, pour voir monter les colonnesde fumée bleuâtre des petites cheminées, et il pleuvaittoujours plus fort dehors et en moi, au point que lesgouttes d’eau m’en tombaient presque des yeux.
Souvent mon cœur s’élevait aussi, et, malgré le mau-vais temps, grimpait jusqu’à ces gens qui habitent touten haut, sur les montagnes, qui n’en descendent peut-être qu’une seule fois pendant leur vie, et apprennentpeu de ce qui se passe ici-bas : ils n’en sont pourtant nimoins pieux ni moins heureux. De politique, ils n’ensavent rien, sinon qu’ils ont un empereur qui porte unhabit blanc sur culottes rouges. C’est ce que leur a ra-conté le vieil oncle, qui l’a appris lui-même à Innsbrückde Sepperl-le-Noir, qui est allé à Vienne. Quand les pa-