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2 (1861)
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REISFBILDFH.

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nettes, quentoure ordinairement une longue galerie enforme de balcon, décorée à son tour de linge étendu,dimages de saints, de pots de fleurs et de sourires dejeunes tiiies. Ces maisonnettes sont de plus jolimentpeintes, le plus souvent en vert et en blanc, comme sielles portaient aussi la livrée nationale: bretelles vertessur chemise blanche. En voyant ces demeures au milieude cette solitude pluvieuse, mes pensées mentraînaientsouvent vers elles, et je désirais aller joindre les hommesqui étaient assis au sec et sans doute bien à laise sousces toits. Ah ! me disais-je, la vie doit être biendouce et bien intime, et la vieille grandmère y racontecertainement les contes les plus merveilleux. Pendantque la voiture passait impitoyablement, je reportaissouvent la vue en arrière, pour voir monter les colonnesde fumée bleuâtre des petites cheminées, et il pleuvaittoujours plus fort dehors et en moi, au point que lesgouttes deau men tombaient presque des yeux.

Souvent mon cœur sélevait aussi, et, malgré le mau-vais temps, grimpait jusquà ces gens qui habitent touten haut, sur les montagnes, qui nen descendent peut-être quune seule fois pendant leur vie, et apprennentpeu de ce qui se passe ici-bas : ils nen sont pourtant nimoins pieux ni moins heureux. De politique, ils nensavent rien, sinon quils ont un empereur qui porte unhabit blanc sur culottes rouges. Cest ce que leur a ra-conté le vieil oncle, qui la appris lui-même à Innsbrückde Sepperl-le-Noir, qui est allé à Vienne. Quand les pa-