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Le Tyrol est fort beau; mais les plus beaux paysagessont impuissants à nous charmer, quand le temps etlâme sont maussades. La mauvaise humeur de ceile-ciest toujours une suite de l’autre; et comme il pleuvaitdehors, il faisait aussi mauvais temps dans mon cœur.Seulement, je hasardais de temps à autre ma tête hors dela portière, et je contemplais les monts gigantesques quime regardaient sérieusement, et, avec leurs têtes mons-trueuses et leurs longues barbes de nuées, s’inclinaientpour me souhaiter bon voyage. J’apercevais çà et làquelque petite montagne peinte en bleu par le lointain,qui semblait se hausser sur la pointe des pieds, et re-garder avec curiosité par-dessus les épaules des autresmontagnes, sans doute pour me voir. De tous côtésjuraient les ruisseaux des bois qui se précipitaient fol-lement des hauteurs, et couraient se confondre dans lessombres torrents des vallées Les hommes se tenaient à1 abri dans leurs maisons propres et jolies, accrochéesçà et là aux pentes des collines, aux versants les plusabrupts, et jusque sur les cimes; maisons jolies et