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2 (1861)
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RBISEBILDER.

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gnantun groupe de buveurs qui savouraient de tout leurcœur le nectar de houblon, sur lexcellence duquel ilsse disputaient, il dit en ricanant : Et ce sont vosAthéniens !

Les remarques que cet homme lâcha tout dune fileme firent naturellement peine, vu que jai un grandfaible pour notre nouvelle Athènes. Je mefforçai enconséquence de faire comprendre au pétulant censeurque lidée de nous poser en nouvelle Athènes nous étaitvenue seulement depuis peu; que nous netions quede jeunes commençants, et que nos grands esprits,voire notre public poli, nétaient pas encore bien éta-blis à se laisser voir de près. Tout est- encore au ber-ceau, et nous sommes loin d'élre complets. Nousnavons, mon cher ami, ajoutai-je, guère que les emploisinférieurs qui soient remplis, et il ne vous est paséchappé que les hiboux, par exemple, les sycophanteset les Phrynés ne nous manquaient pas. Mais il ny adisette que pour les premiers rôles, au point quun seulindividu est souvent obligé den jouer plusieurs à la fois.Ainsi notre poëte, qui chante le tendre amour grec desjeunes garçons, sest vu forcé de se charger égalementde linsolence dAristophane; mais il peut tout faire, il atout ce quil faut à un grand poëte, à lexception peut-être de li.magination et de lesprit, et, sil avait beaucoupdargent, ce serait un homme riche. Ce qui nous manqueen quantité, nous le compensons par la qualité. Nousnavons quun grand sculpteur, mais cest M. Le Lion.