RBISEBILDER.
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gnantun groupe de buveurs qui savouraient de tout leurcœur le nectar de houblon, sur l’excellence duquel ilsse disputaient, il dit en ricanant : — Et ce sont là vosAthéniens !
Les remarques que cet homme lâcha tout d’une fileme firent naturellement peine, vu que j’ai un grandfaible pour notre nouvelle Athènes. Je m’efforçai enconséquence de faire comprendre au pétulant censeurque l’idée de nous poser en nouvelle Athènes nous étaitvenue seulement depuis peu; que nous n’etions quede jeunes commençants, et que nos grands esprits,voire notre public poli, n’étaient pas encore bien éta-blis à se laisser voir de près. Tout est- encore au ber-ceau, et nous sommes loin d'élre complets. — Nousn’avons, mon cher ami, ajoutai-je, guère que les emploisinférieurs qui soient remplis, et il ne vous est paséchappé que les hiboux, par exemple, les sycophanteset les Phrynés ne nous manquaient pas. Mais il n’y adisette que pour les premiers rôles, au point qu’un seulindividu est souvent obligé d’en jouer plusieurs à la fois.Ainsi notre poëte, qui chante le tendre amour grec desjeunes garçons, s’est vu forcé de se charger égalementde l’insolence d’Aristophane; mais il peut tout faire, il atout ce qu’il faut à un grand poëte, à l’exception peut-être de l’i.magination et de l’esprit, et, s’il avait beaucoupd’argent, ce serait un homme riche. Ce qui nous manqueen quantité, nous le compensons par la qualité. Nousn’avons qu’un grand sculpteur, mais c’est M. Le Lion.