DE l’aT.LEMAGNE.
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de se jouer avec lui-même dans une solitudemystérieuse , et de faire passer son existencecharmée par toutes les formes de la vie. 11déplorait, quand il était question de Herder ,l’isolement septentrional de celui-ci, et leblâmait de vouloir précipiter à toute forcedans la sphère orageuse et sombre de la poli-tique et de la vie, ces jeux brillans et gracieuxde l’art. Ces deux sphères, ajoutait-il sage-ment, étaient des cercles complets et arrêtés.11 fallait les maintenir séparés chacun en soi,et Dieu pour nous tous. Ainsi, ce que Goetheappelait restreint, Herder le nommait humai-nement beau ; quant aux choses proclaméespar Herder comme l’infinité d’une grandeidée, qui se manifestait sous diverses ramifi-cations divines, tantôt comme héroïsme, tan-tôt comme législation , tantôt comme poésieinspirée, ou enfin comme histoire du monde,Goethe, au contraire, en ressentait si peula sublimité, que des caractères comme ceuxde Luther et de Coriolan , par exemple,lui causaient un certain malaise , ce qui nepeut s’expliquer d’une manière satisfaisante ,que par la secrète contradiction dans laquelle