Romancero.
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Sur les degrés de marbre de l’autel est blotti un petithomme âgé de cent ans „ sans barbe au menton et sanscheveux sur le crâne ; il porte une petite camisoleécarlate.
C’est le sacrificateur ; il aiguise son couteau, il ai-guise son couteau en souriant, et de temps à autre ilcligne de l’œil du côté du dieu.
Vitzliputzli semble comprendre le regard de son ser-viteur; il agite ses cils et même il remue les lèvres.
Sur les marches de l’autel sont accroupis aussi lesmusiciens du temple, joueurs de timbales et sonneursde cornes de vache ; c’est un tapage, c’est un vacarme !
Ah! quel tapage et quel vacarme ! et le chœur se jointà eux, chantant le Te Deum mexicain ; — c’est commeun miaulement de chats.
Ah ! quel miaulement de chats ! mais de chats de lagrande espèce, de ces chats que l’on nomme chats-tigres , et qui mangent des hommes au lieu de souris !
Quand le vent de la nuit chasse toutes ces clameursvers le rivage, les Espagnols campés en cet endroit sontdans la situation pitoyable de gens qui ont mal au cœur.
Tristes sous leurs saules pleureurs, ils restent là, re*gardant la ville, qui, dans les flots sombres du lac,
Reflète (avec moquerie, on le dirait) toutes les flam*