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322 ŒUVRES DE HENRI HEINE.
Et principalement sur le temple de Vitzliputzli, châ-teau divin du grand Idole, bâti en briques rouges et rap-pelant d’une façon étrange
Les colossales, les monstrueuses architectures d’É-gypte, de Babylone et d’Assyrie, telles que nous lesmontrent les tableaux du peintre anglais Henri Martin.
J Ce sont les mêmes escaliers, si larges qu’on y vo : tmonter et descendre plusieurs milliers de Mexicains,
Tandis que sur les degrés sont couchés par troupesles guerriers sauvages, qui festoient joyeusement, eni-vrés par la victoire et par le vin de palmier.
Ces escaliers conduisent en zigzag vers la plate-forme,immense toiture du temple entourée de balustrades.
Là, sur son trône-autel, siège le grand Vitzliputzli, ledieu delà guerre, le sanguinaire dieu du Mexique. C’estun effroyable monstre ;
Mais son extérieur est si paré, si pomponné et si pué-ril. que, malgré la férocité de son cœur, il nous faitpouffer de rire.
En le voyant, nous pensons en môme temps aux fan-tômes de la danse macabre de Bâle et au Mannken-pissde Bruxelles.
A droite du dieu se tiennent les laïques, à gaucheles prêtres; voyez le clergé qui se pavane, orné de plu-mes de toutes couleurs.
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