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ŒUVRES DE HENRI HEINE.
gure blêmissait davantage; il devint pâle comme lamort.
Un soir, la princesse alla vers lui à pas rapides, et luidit : « Esclave, je veux savoir ton nom, ta patrie et tatribu ! »
Et l’esclave répondit : « Je m’appelle Mohamet,je suis né dans le pays d’Yemmen en Arabie, et j’appar-tiens à la tribu des Asra; ce sont ces Asra qui meurentquand ils aiment. »
LI; FU—
SALOMON.
Les cymbales, les trombones et les clairons sontmuets. Près de la couche de Salomon veillent les anges,cette garde céleste, portant des armures d’or et le glaiveau côté, — six mille à gauche et six mille à droite.
Ils protègent le roi contre les terreurs des songes noc-turnes ; et quand d’un air sombre il fronce ses sourcils,aussitôt les flammes d’acier des glaives sortent étince-lantes de leur fourreau — six mille à gauche et sixmille à droite.
Mais soudain retombent dans le fourreau les glaivesdes anges : car les effrois du rêve se sont évanouis, lasérénité se répand de nouveau sur les traits du roi en-dormi, et ses lèvres murmurent :
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