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Poëmes et légendes
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gent vulgaire, de vils thomans dargent; deux cent milleenviron, et le poëte éclata dun rire amer.

Avec un rire amer, il divisa la somme en trois partségales; à chacun des deux messagers noirs du shah

Il donna une de ces parts à titre de pourboire, et ildonna le dernier tiers avec une égale libéralué au garçondes bains qui avait fait son service.

Puis il saisit son bâton de voyage, et quitta la capi-tale; devant la porte de la ville, il secoua avec dédain lapoussière de ses souliers.

II

« Si, daprès lusage ordinaire des êtres humains, ilneût pas tenu ce quil avait promis, sil avait tout bon-nement manqué à sa promesse, je ne me plaindraispoint.

« Mais ce qui est impardonnable, cest quil mait siindignement trompé par le double sens de ses paroles etpar la ruse encore plus ignoble des sous-entendus.

« Il était imposant, grave et digne de stature et demanières ; peu dhommes sur terre lui ressemblaient : cé-tait un roi de pied en cap.

« Tel que le soleil à la voûte du ciel, il vous regar-dait dun œil fier et magnanime, lui, l'homme de la vé-rité et de lhonneur, et il ma pourtant trompé. »