ROMANCERO.
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les dieux sont morts, et ce ciel désert et muet, ce n’estplus qu’un cimetière bleu dans l’espace.
J’erre dans la forêt, le front courbé. Les elfes sontdisparus. J’entends le cor de chasse des gentillâtres etles aboiements de leurs chiens. Bien avant dans lefourré s’est caché le chevreuil, qui lèche ses blessuresen versant des pleurs.
Où sont les gnomes? Je crois qu’ils se tiennentanxieusement blottis dans les crevasses des rochers.0 mes petits amis, je reviens dans la forêt, maissans couronne et sans bonheur !
Où est la fée à la longue chevelure d’or, la premièrebeauté qui m'ait comblé de ses faveurs gracieuses? Lechêne qui lui servait de demeure, se dresse là, tristementdéfeuillé, et outragé par les vents.
Le ruisseau clapote d’un ton désolé, comme le Styx;à son bord solitaire, une nixe attardée est assise, pâleet silencieuse comme une statue de marbre; elle paraîtplongée dans un profond chagrin.
Saisi de compassion, je m’avance vers elle — Toutà coup elle se lève , et me regarde fixement ; puis elles’enfuit avec une mine terrifiée, comme si elle avait vuapparaître un spectre.