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Poëmes et légendes
Entstehung
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261
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XXV

La déesse ma fait du thé, en y mêlant du rhum. Pourelle, elle a bu le rhum sans le moindre thé.

Elle appuya sa tête sur mon épaule (sa couronne mu-rale, son bonnet, en fut même un peu chiffonné), et elleme dit doucement :

« Jai pensé souvent avec terreur que tu vis seul,livré à toi-même, dans Paris, cette ville immorale etperverse, au milieu de tous ces frivoles Français.

« Tu flânes' et tu nas pas seulement à tes côtés unbrave éditeur allemand pour te conduire et tavertir enMentor.

« Et la tentation est si grande dans ce pays, il y atant de sylphides aussi malsaines que légères; on y perdvite la paix de lâme.

« Ny retourne pas, reste avec nous; ici il y a encorede la vertu et des mœurs; cependant nous nous donnonsen cachette de bien doux plaisirs.

« Reste au milieu de nous en Allemagne, tu ty plai-ras mieux quautrefois. Nous progressons, et certaine-ment le progrès évident ta frappé toi-même.

«La censure aussi nest plus si sévère; Hoffmann sefait vieux et facile, il ne biffera plus les plus beaux pas-sages de tes lieisebilder avec un emportement juvénil.

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