GER MANIA,
IX
J’étais parti de Cologne à huit heures moins un quartdu matin. Nous arrivâmes à Hagen vers les trois heures.C’est là que l’on dîne.
La table était mise. Là je retrouvai tout à fait la vieillecuisine germanique. Je te salue, choucroute ! Tes par-fums sont enivrants !
Des châtaignes grillées dans des choux verts, commecelles que je mangeais jadis chez ma mère ! Salut stock-fisclie de la patrie ! comme vous nagez joyeusement dansle beurre ! que vous avez de l’esprit !
A tous les cœurs bien nés la patrie est chère ! J’aimeaussi d’un beau brun doré les harengs saurs aux œufs !
Comme les saucissons babillent gentiment dans lagraisse qui pétillé! Les grives, en bons petits angesrôtis avec de la compote de pommes, me gazouillent labienvenue.
Sois le bienvenu, compatriote, me gazouillent-elles toutbas; tu t’es absenté longtemps. Tu t’es longtemps divertià l’étranger avec d’autres oiseaux.
Il y avait aussi sur la table une oie, tranquille etbonne créature. Peut-être qu’elle m’a aimé autrefois,quand nous étions jeunes tous les deux.
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