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ŒUVRES DE HENRI HEINE.
boire — Moi, je veux humer mon champagne pour lebonheur de mes États.
Et encore un verre, et encore un verre ! Je n’ose pasménager ma santé quand il s’agit du salut de la Chine.
Je bois— et mes Chinois sont heureux. Ils rient etdansent de bonheur et chantent : Heil dir im Sieger-kranz , Relier des Vaterlands !
INSOMNIE.
La nuit, quand je pense à l’Allemagne, j’ai bientôtperdu le sommeil ; je ne puis plus clore les yeux, et meslarmes brûlantes coulent.
Les années viennent et passent ! Depuis que je n’ai vuma rnère, douze années se sont écoulées; mes désirs etmes regrets s’accroissent.
Mes désirs et mes regrets s’accroissent. La vieillefemme m’a comme ensorcelé; je pense toujours à lavieille, la bonne vieille femme que Dieu conserve !
La bonne vieille femme m’aime tant, et dans les lettresqu’elle m’écrit, je vois comme sa main tremble, com-bien son cœur de mère est profondément agité.
La mère ne me sort pas de l’esprit. Douze années ontpassé, douze années se sont évanouies depuis que je nel’ai pressée sur mon cœur.