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Poëmes et légendes
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FEUILLES VOLANTES.

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LAllemagne durera éternellement, cest un pays aucorps sain et robuste ; avec ses chênes, ses tilleuls, je laretrouverai toujours.

Je ne brûlerais pas tant de revoir lAllemagne, si mamère ny était pas. La patrie ne périra jamais, mais lavieille femme peut mourir.

Depuis que jai quitté le pays, beaucoup de ceux quejaimais sont descendus dans la tombe quand je lescompte, mon cœur saigne douloureusement.

Et il faut que je les compte. Avec le nombre, madouleur augmente, et il me semble que les morts seroulent sur ma poitrine. Dieu soit loué ! ils séloignent.

Dieu soit loué ! Par ma fenêtre entre un clair rayondu soleil de France. Ma femme vient, belle commelaurore, et dissipe avec son sourire les soucis alle-mands.