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Poëmes et légendes
Entstehung
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173
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parfums. — «Mais dis-moi, ô ma bien-aimée, ton cœurm’appartient-il tout entier? »

— « Oui, je t’aime, ô mon bien-aimé! je te le jure parle Sauveur que les juifs mécréants ont traîtreusementcrucifié. »

— « Laisse là le Sauveur et les Juifs », reprit le cheva-lier d'une voix caressante. — Au loin se balancent leslis rêveurs, baignés de lumière.

Les lis rêveurs, baignés de lumière, tournent leursregards vers les étoiles. — « Mais dis-moi, ô ma bien-aimée, ne m’as-tu pas fait un faux serment? »

— « La fausseté n’est point en moi, ô mon bien-aimé, non plys que dans mon cœur ne coule une seulegoutte du sang des Mores ou des Juifs maudits.»

— « Laisse là les Mores et les Juifs, » repartit le che-valier d’une voix caressante; et il entraîna la fille del’alcade sous un bosquet de myrtes.

Dans les doux filets de l’amour il l’avait tendrementenlacée! De courtes paroles, de longs baisers, et lescœurs débordèrent.

Le rossignol fit entendre un mélodieux épithalame,comme pour exécuter une danse aux flambeaux, lesvers luisants sautillèrent dans l’herbe.

Le feuillage était silencieux, et. l'on n’entendait,