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Poëmes et légendes
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ŒUVRES DE HENRI HEINE.

Et le roi dit au bourreau : « Nous octroyons à notregendre la prolongation de sa vie jusqu’à minuit. — Tiensprête ta bonne hache. »

2

Sire Olaf est assis au banquet de ses noces, il vide sondernier verre, l’épousée s’appuie sur son épaule et gé-mit. — Le bourreau se tient devant la porte.

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Le bal commence, et sire Olaf étreint sa jeune femme,et, dans une valse emportée, ils dansent à la lueur desflambeaux la dernière danse. — Le bourreau se tient de-vant la porte.

Les violons jettent des sons joyeux, les flûtes soupirent,tristes et inquiètes ; les spectateurs ont le cœur serré envoyant danser les deux époux. — Le bourreau se tientdevant la porte.

Et tandis qu’ils dansent dans la salle resplendissante,sire Olaf murmure à l’oreille de sa femme : « Tu nesais pas combien je t’aime!... Mais il fera terriblementfroid dans le tombeau. » —Le bourreau se tient devantla porte.

3

Sire Olaf, il est minuit, ta vie est écoulée ! Tu la perdsen expiation d’avoir suborné une fille de roi.