Devant le dôme se tiennent deux hommes portanttons deux des manteaux rouges, l’un est le roi, l’autreest le bourreau.
Et le roi dit au bourreau • — « Au. chant des prêtres,je vois que la cérémonie va finir; tiens prête ta bonnehache. »
Les cloches sonnent, les orgues ronflent, et le peuples’écoule de l’église. Au milieu du cortège bigarré sontles nouveaux époux en brillante parure nuptiale.
L’une est la fille du roi, elle est triste, inquiète, pâlecomme une morte; l’autre est sire Olaf qui marche avecassurance et sérénité, et sa bouche vermeille sourit.
Et avec le sourire sur ses lèvres vermeilles, il dit auroi sombre et soucieux : « Je te salue, beau-père, c’estaujourd’hui que je dois te livrer ma tête.
« Je dois mourir aujourd’hui. — Oh ! laisse-moi vivreseulement jusqu’à minuit, afin que je fête mes nocespar un festin et par des danses.
« Laisse-moi vivre, laisse-moi vivre jusqu’à ce que ledernier verre soit vidé, jusqu’à ce que la dernière dansesoit dansée. — Laisse-moi vivre jusqu’à minuit. »
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