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NOCTURNES.
LE PÈLERINAGE A KEVLAAR.
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A la fenêtre se tient la mère ; le fils est couché dans lelit. — « Ne veux-tu pas te lever, Wilhelm, pour voir laprocession 1 »
— « Je suis si malade, ô ma mère ! que je n’entends nine vois; je pense à ma chère morte, et cela me déchirele cœur. »
— « Lève-toi, nous irons à Kevlaar, prends tes Heureset ton rosaire ; la mère de Dieu guérira ton cœur endo-lori. »
Les bannières de la croix flottent au vent, les saintscantiques retentissent, c’est à Cologne sur le Rhin, quepasse la procession.
La mère et le fils suivent la foule, tous deux chantenten chœur : « Gloire à toi, Marie ! »
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Notre-Dame de Kevlaar porte aujourd’hui ses plusbeaux habits; aujourd’hui elle a beaucoup à faire, il luivient des malades en foule.
Les malades lui présentent comme offrande des mem-bres de cire, beaucoup de pieds et de mains de cire.