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Poëmes et légendes
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(EÜVRES DE HENRI HEINE,

Et celui qui offre une main de cire, sa main maladedevient saine, et celui qui offre un pied de cire, son piedse guérit.

Bien des gens allèrent à Kevlaar avec des béquillesqui maintenant sautent à la corde, beaucoup jouentmaintenant du violon qui y vinrent ne pouvant remuerun seul doigt.

La mère prit un cierge et en forma un cœur. —« Porte cela à la mère de Dieu, elle guérira ton mal. »

Le fils prit en soupirant le cœur de cire, le porta ensoupirant devant la sainte image; les larmes lui jaillirentdes yeux, ces mots lui jaillirent du cœur :

« Très-glorieuse Marie, servante immaculée et mèrede Dieu, reine du ciel, entends ma plainte.

« Je demeurais avec ma mère dans la ville de Cologne,la ville qui compte par centaines les chapelles et leséglises.

a Et près de nous demeurait la petite Margaretha quidernièrement est morte; Marie, je t’apporte un cœur decire, guéris-moi la blessure de mon cœur.

« Guéris-moi mon cœur endolori, et je dirai et chan-terai matin et soir avec ferveur : Gloire à toi, Marie ! »

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