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Poëmes et légendes
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164
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« Si tu ne viens pas avec moi, je meurs ici, et tu restesseule et abandonnée; et dans la patrie, dans la maisonpaternelle, tu seras comme à l’étranger. »

2

(Ceci est une véritable chanson populaire que j’ai entenduesur les bords du Rhin. )

Une gelée blanche tomba dans une nuit de printemps;elle tomba sur les tendres petites (leurs bleues; elles sesont flétries, elles sont mortes.

Un jeune homme aimait une jeune fdle ; ils s’enfuirent* secrètement du pays, à l’insu du père et de la mère.

Ils errèrent çà et là, ils n’ont eu ni bonheur ni bonneétoile ; ils se sont flétris, ils sont morts.

3

Sur leur tombe s’élève un tilleul, où sifflent les oiseauxet les vents du soir, et au pied duquel, sur le gazon vert,le garçon meunier vient s’asseoir avec sa maîtresse.

Les vents soufflent avec des frissonnements sinistres,les oiseaux chantent d’une voix plus douce et plaintive,'t les amoureux babillards, frappés d'un soudain mu-is me, pleurent sans savoir pourquoi.