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Poëmes et légendes
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Mon sang sagite, fermente et écume, parce que jaifait un horrible rêve : le sinistre fils de la nuit est venuet ma transporté haletant.

Il ma transporté dans une belle maison toute reten-tissante de bruits de violons et de trompettes, toute res-plendissante de feux de torches et de bougies. Jentraiau salon,

Il y avait un somptueux repas de noces; les convivesétaient joyeusement assis autour de la table. Et lorsqueje regardai la fiancée, ô malheur ! la fiancée était mabien-aimée.

Cétait bien elle, avec sa couronne nuptiale; lépouxétait un homme étranger. Je me plaçai derrière le siègedhonneur de la mariée, et je me tenais tout tran-quille.

Des fanfares retentirent je me tenais tout tran-quille. Ce bruit de joie mattristait et maccablait. Lamariée avait le bonheur dans les yeux; le fiancé lui ser-rait la main.

Le fiancé remplit son verre, y trempa ses lèvres, et lepassa galamment à la mariée; elle le remercia dunsourire, et but ô malheur ! ce vin rouge, cétait monsang quelle but.

La mariée prit une jolie petite pomme, et la tendit aufiancé II prit son couteau, ly enfonça ô malheur!cétait mon cœur que le couteau perçait.