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ŒUVRES DE HENRI HEINE.
griné et navré, est celle qui ne m’a jamais haï et ne m’ajamais aimé.
XLIII
L’été brûlant réside sur tes joues; l’hiver, le froidhiver habite dans ton cœur.
Cela changera un jour, ô ma bien-aimée ! L’hiver serasur tes joues, l’été sera dans ton cœur.
XLIV
Lorsque deux amants se quittent, ils se donnent lamain et se mettent à pleurer et à soupirer sans fin.
Nous n’avons pas pleuré, nous n’avons pas soupiré :les larmes et les soupirs ne sont venus qu’après.
XL Y
Assis autour d’une table de thé, ils parlaient beaucoupde l’amour. Les hommes faisaient de l’es hétique, lesdames faisaient du sentiment.
L’amour doit être platonique, dit le maigre conseiller.La conseillère sourit ironiquement, et cependant ellesoupira tout bas : Hélas !
Le chanoine ouvrit une large bouche : L’amour nedoit pas être trop sensuel ; autrement, il nuit à la santé.La jeune demoiselle murmura : Pourquoi donc ?
La comtesse dit d’un air dolent : L’amour est une