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Poëmes et légendes
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lintermezzo.

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Les fleurs chuchotaient et parlaient, et me regardaientavec compassion. » Ne te fâche pas contre notre sœur,ô toi, triste et pâle amoureux ! »

XLI

Mon amour luit dans sa sombre magnificence commeun conte fantastique raconté dans une nuit dété.

Dans un jardin enchanté, deux amants erraient soli-taires et muets. Les rossignols chantaient, la lunebrillait.

La belle adorée sarrêta calme comme une statue ; lechevalier sagenouilla devant elle. Vint le géant dudésert, la timide jeune fille senfuit.

Le chevalier pourfendu tomba sanglant sur la terre ;le géant retourna lourdement dans sa caverne. Je suisparfaitement occis, on na plus quà menterrer, et leConte est fini.

XLI1

Ils mont tourmenté, fait pâlir et blêmir de chagrinles uns avec leur amour, les autres avec leur haine.

Ils ont empoisonné mon pain, versé du poison dansmon verre, les uns avec leur haine, les autres avec leuramour.

Pourtant la personne qui ma le plus tourmenté, cha-