DE L ALLEMAGNE.
OOD
Vous venez de parler d’un sac du s: . C’est
le premier mot que j’en entends de votrebouclie. Puis-je savoir ce qu’il en est au juste? »— « Le sac du sabbat, reprit Goëthe avec le sé-rieux d’un Rhadamanthe, est une sorte d’ou-tre, de réservoir, de sac infernal, destinédans l’origine, à recevoir quelques poésiesqui avaient avec les scènes de sorcières dansFaust , sinon avec le Blocksberg même, unrapport intime. Après quoi, comme d’ordi-naire, celte destination s’agrandit, à peuprès comme l’enfer , qui n’avait d’abord qu’unlocal, et auquel on ajouta plus tard deuxsubdivisions , les limbes et le purgatoire. Toutpapier qui tombe dans mon sac de sabbat,tombe en enfer, et vous savez qu’en enfer,il n’y a pas de rédemption. Oui, si l’envie meprenait, comme j’y suis assez disposé aujour-d’hui , de me saisir par la tête, et de me jetermoi-même dans mon sac de sabbat! j’en aifait le serment, tout cc qui est au fond, yreste, et ne revoit plus la lumière du jour, etsi j’y étais moi-même ! C’est avec sévérité , sa-chcz-le, que j’administre mon sac de sabbat,et que j’en maintiens la constitution. Là-basbrille un inextinguible feu de purgatoire, et
il
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