DE L’ALLEMAGNE.
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suis un vieux fou , et que je me fiche eontrele monde , comme si je ne savais pas commentil est fait, et que tout en lui porte un cachetde m... ! » — C’est avec ces paroles que Goe-the me reçut dans un après-midi du moisd’août, ou je le trouvai dans son jardin , enveste d’été, assis sur un banc de gazon om-bragé. C’était un vendredi; il devait y avoirspectacle samedi, et un acteur, qui devaitjouer , avait renvoyé son rôle, ce qui désor-ganisait complètement la pièce du lendemain.C’était surtout cet avis tardif qui contrariaitGoethe, a qui toute l’affaire retombait sur ledos, avec la meme promptitude que l’acteuravait mise à s’en débarrasser.
« Il faut, dit GoüLlic , en avalant avec l’airencore f iché un verre de vin , et en me forçanten meme temps de prendre place devant lui;il faut que je supporte de telles avanies degens qui, lorsqu’ils arrivent a Weimar par uneporte, cherchent déjà des yeux celle par la-quelle ils sortiront. C’est pour cela que j’aiété pendant cinquante ans un écrivain favoride ce public que vous avez la bonté d’appelerla nation allemande , que j’ai eu pendant vingtou trente ans place et voix comme conseiller