DE L ALLEMAGNE.
293
pillons on figuiers, parés de fleurs et de fruits.Pauvre serpent! ils te négligent. Ils devraientpourtant s’intéresser à toi davantage. Commeil me regarde! comme il alongc la tête! Nedirait-on pas qu’il s’aperçoit que je dis du biende lui! Pauvre créature! Comme il est empri-sonné, il ne peut se développer autant qu’ille voudrait. Emprisonné doublement, d’aborddans le bocal, puis dans l’étui immédiat quelui a donné la nature. «Après ces mots, il mit decôté son crayon et un papier sur lequel il avaittracé les lignes d’un paysage fantastique, sansen être dérangé dans sa conversation. Le do-mestique apporta de l’eau, et Goethe dit ense lavant les mains : « Pour revenir encore unefois sur le peintre Katz que vous avez dû ren-contrer en en trant, c’est toujourspour moi uneapparition très agréable et même heureuse. Ilme fait ici justement le même effet qu’autre-fois a la villa Borgliese. Quand je le vois, c’estcomme s’il apportait chez moi un morceau dece bienheureux dolce fcir-nienie du ciel ar-tistique de Rome. Puisqu’il est ici, je veuxmettre en ordre un petit album de mes dessins.Nous parlons réellement beaucoup trop. Nousdevrions parler moins, et dessiner davantage.