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6 (1835) De l'Allemagne, 2
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DE L’ALLEMAGNE.

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a-t-il dit h Leisewitz que je pourrais encoreêtre préservé de la phthisie en prenant lesmédicamens ordonnés et en observant le ré-gime. On voit donc combien ma maladie estdangereuse et combien est étroit le sentier surlequel je marche entre la vie et la mort.Quelque peu que je craigne la mort, je vou-drais pourtant vivre encore quelques olym-piades pour me réjouir avec vous, mes amis,et pour ne pas être emporté par le grandtorrent sans m’être élevé au-dessus des ondes.Mais que la volonté de Dieu soit faite ! jevivrais sans cela forl agréablement ici. La po-sition de Mariensee est agréable et poétique.Tout autour sont des bois , des guérets et desprairies. Mais que me fait cette belle con-trée que je ne puis parcourir avec aucunami ! Je t’assure que je suis triste de toutmon cœur quand je pense k nos jours d’assem-blée a Gœttingue, que je cherche des amisautour de moi, et que je n’en vois aucun.Il faut que je reste ici jusqu’à la Saint-Michel.Je ne puis l’éviter. Il faut d’abord suivre letraitement et attendre ce qu’il adviendra dema santé. Ce sera un bonheur si je puis ra-masser assez d’argent pour aller, k la Saint-