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6 (1835) De l'Allemagne, 2
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DE L’ALLEMAGNE.

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un cabaret, devant la porte duquel s’arrêtaun phaéton avec deux charmantes jeunes filles.L’une était remarquablement belle, et me plutbeaucoup. Je me mis tout contre la portequand elle descendit et qu’elle remonta , et jesavourai ses charmes. Elle passa si près de moi,que son beau bras me toucha un peu. Je fustout affligé quand je la vis s’éloigner; maisje me réjouis que mon cœur fût encore ca-pable d’émotion. Quel ciel que l’amour ! Il estange, celui qui peut habiter ce ciel; damné ,celui qui n’y doit jamais être admis. Elle m’au-rait peut-être souri malgré mes cheveux hé-rissés , si elle eût su qu’elle avait ^devant lesyeux le poète des Songes. »

Ce fut à la fin de l’automne de 1774 qu’ilcommença à cracher le sang le matin; ce qu’ilregardait comme la suite innocente d’un rhumeopiniâtre contracté dans la première année deses études académiques , et des douleurs quilui en étaient restées pendant long-temps. Aucommencement de mai 1775, peu de semainesaprès la mort de son père , il partit de Gœt-tinguc pour Mariensee, où il continua le trai-tement , sous la direction de Zimmermann. 11m’écrivit le 8 mai : « Peut-être Zimmermann

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