DE L’ALLEMAGNE.
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Ilœlly, d’après le témoignage de celle-ci,qui l’a connu dès l’àge le plus tendre , fut ad-mirablement beau jusqu’à sa neuvième annéeoù la petite-vérole le défigura. 11 montra detrès bonne heure un enjouement extraordi-naire et un grand désir d’apprendre. Il écri-vit, aussitôt qu’il sut le faire, tout ce qui luiparaissait remarquable dans les récits et dansla conversation. 11 se montrait aimable etcomplaisant avec chacun, et celui qu’il tenaitpour honnête homme, il le défendait en touteoccasion où il entendait dire du mal île lui;aussi était-il généralement aimé tant à causede sa belle ligure que de ses saillies et de scsremarques originales.
Dans la même semaine où sa mère mourutde plitysie , il contracta la petite-vérole. Lechagrin et la maladie le mirent pour long-temps en danger de perdre les yeux et lui en-levèrent son enjouement naturel. Quand, aubout de deux ans, il recouvra l’usage de sesyeux, il redoubla d’ardeur et d’application àl’étude. Son père, très versé dans les langues etdans les sciences, et qui n’était pas non plusennemi de la poésie , membre de la sociétéallemande de Gœttingue, lui donna des leçons