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voulions repi’oduire ici ce contenu intégrale-ment. Néanmoins, nous allons en extraire lescaractères les plus essentiels, et chercher àgagner le fil qui lie tous les élémens de l’en-semble.
Les fragmens sont composés en partie detraités sur des ouvrages étrangers, et en partied’articles du crû même de l’auteur. On nesaurait vraiment dire que l’auteur eût par-tout choisi les plus belles des fleurs, puisquesa délicatesse ne va même pas jusqu’à dédai-gner les mauvaises herbes.
Notre auteur se complaît à appliquer con-stamment aux points contestables une déduc-tion plus ou moins psychologique , et à don-ner une telle manière deprocéder comme unedémonstration de choses, comme une véri-table connaissance scientifique. D’après cequ’il nous rapporte des progrès de la psycho-logie enFrance, depuis Condillac, il est facilede voir comment la réflexion française, s’enrapportant exclusivement à la sensation , ou ,suivant M. Laromiguière , à l’attention , étaittrop impuissante pour expliquer et embrassertous les phénomènes de la conscience. L’au-teur passe ensuite à l’histoire delà philosophie