DE l’aLLFIYTAGNE.
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vue scientifique, et ce peu , ils s’entendent àle combiner et à le travailler dans leur esprit,si habilement, qu’ils comprennent alors toutela chose aussi bien que nous, et nous enpeuvent remontrer sur notre propre savoir.Il me semble quelquefois que les têtes desFrançais sont, comme leurs cafés, entièrementtapissées de glaces à l’intérieur , de sorte quechaque idée qui s’y présente peut s’y réfléchirà l’infini ; appareil d’optique qui fait que destêtes très étroites et obscures paraissent quel-quefois fort étendues et resplendissantes. Cestêtes brillantes sont, avec les cafés étincelans,ce qui éblouit d’ordinaire un pauvre Allemand,nouveau débarqué à Paris.
J’ai peur de sortir, à mon insu, des eauxdouces de la louange pour entrer dans l’océanamer du blâme. Je ne puis, en effet, m’empê-cher de blâmer sévèrement M. Cousin sur uneseule circonstance. Lui qui aime la vérité plusencore qu’il 11 ’aime Platon et Tennemann , ilest injuste à l’égard de lui-même -, il en imposequand il veut nous persuader qu’il a pris beau-coup à la philosophie de MM. Schelling etHegel. Mon devoir est de pi’otéger M. Cousincontre celte accusation. 11 se calomnie lui-