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DE L’ALLEMAGNE.
luire, qui est d’ailleurs moins facile à aimer.Non , le cœur de M. Cousin s’attache au plusdifficile : c’est la Prusse qu’il aime. Je serais unscélérat de vouloir rapetisser un tel homme ;je serais un monstre d’ingratitude , car je suisPrussien moi-méme. Qui nous aimera, grandDieu ! quand le cœur de M. Victor Cousin auracessé de hattre?
Je dois, en vérité, prendre sur moi de re-fouler tous les senlimens personnels qui pour-raient m’égarer dans un enthousiasme tropbruyant. D’ailleurs, je ne voudrais pas me fairesoupçonner de servilisme j car M. Cousin pos-sède , dans l’état, une grande influence , parses places et par sa parole. Cette considérationseule pourrait m’engager à parler de ses dé-fauts aussi franchement que de ses qualités.Lui-même ne peut s’en fâcher -, certainementnon. Je sais qu’on ne peut rendre aux grandsesprits un plus bel hommage, que de mettreen lumière leurs défectuosités aussi conscien-cieusement queleursvei’tus. llfautbicn, quandon chante Hercule, rappeler qu’il a quitté lapeau du lion pour tourner la quenouille , cequi ne l’empêche pas de rester Hercule.Si nous rapportons de semblables traits de