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DE L’ALLEMAGNE.
— Pensez-y : je vais me promener pendantce temps.
Le roi fit plusieurs tours dans la chambre -,puis il dit : —En tenez-vous une?
— Oui, sire , celle intitulée le Peintre.
Gellert récita cette fable.
— Et la morale ? demanda Frédérifc.
Gellert dit alors :
« Quand tes écrits ne plaisent point au con-naisseur , c’est déjà un mauvais signe ; maiss’ils obtiennent la louange du sot, il est tempsde les effacer. »
— C’est très bien ! s’écria le roi ; vous avezquelque chose de coulant dans vos vers , jecomprends tout cela. Mais Goltsched m’a luune traduction à’Iphigénie : je tenais le textefrançais , et pourtant je n’ai pu en comprendreun seul mot. On m’a encore apporté un autrepoète , un certain Yietsch ; celui-là , je l’airejeté.
— Sire , je le rejette aussi.
— Eli bien ! si je reste ici, il faut revenirsouvent m’apporter vos fables, et me lirequelque chose de nouveau.
— Je ne sais si je lis bien : j’ai le ton chan-tant , un peu montagnard.