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6 (1835) De l'Allemagne, 2
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DK L’ALLEMAGNE.

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déjà guettés bien des fois, mais on ne les trou-ble pas; on les laisse venir et partir. » Cesdiscours rendirent le berger curieux, et ilaurait bien youlu savoir pourquoi les nainscachaient leurs pieds, et si ces pieds étaientfaits comme ceux des hommes. L’an d’après,au retour de l’été, quand vint le moment oùles nains cueillirent les cerises et les portèrentdans le fruitier, le berger prit un plein sac decendre et le répandit tout autour de l’arbre.Le lendemain, à la pointe du jour, il courutà l’arbre qu’il trouva entièrement cueilli, etvit les traces de beaucoup de pattes cl’oie sur lacendre répandue au-dessous. Le berger se mità rire et plaisanta de ce que les nains avaientdes pieds d’oie, de ce que leur secret étaitdécouvert. Bientôt après, ceux-ci dévastèrentet démolirent leurs maisons, se sauvèrentdans le fond de la montagne en gardant ran-cune à la race humaine et en lui refusant leursecours. Le berger qui les avait trahis, devintinfirme et imbécile pour le reste de sa vie.

L’autre tradition est encore plus dure.

Jadis les nains eurent deux royaumes entreWalkenried et Neufhof dans le comté deHohenstein. Un habitant de ce pays remarqua