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6 (1835) De l'Allemagne, 2
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DE I/ALLEMAGNE-.

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la campagne sortaient le matin avec les char-rettes et les ustensiles, et s’émerveillaient detrouver tout achevé, les nains se cachaientdans les buissons et riaient aux éclats. Plusd’une fois, les paysans se mirent en colère, entrouvant leur moisson coupée avant parfaitematurité, mais quand, bientôt après, surve^naient l’orage et la grêle, et qu’ils voyaientbien que pas un brin de paille peut-être n’eûtpu être sauvé, ils remerciaient du fond ducœur la petite x-acc prévoyante. Pourtant ala fin , les hommes s’aliénèrent par leurs mau-vais traits la bienveillance et la faveur desnains. Ceux-ci s’enfuirent et jamais aucun œilne les revit depuis. En voici la cause : Unberger avait sur la montagne un magnifiquecerisier. Un été, quand les fruits furent mûrs,il arriva que pendant trois nuits de suite, l’ar-bre fut dépouillé et tout le fruit porté sur lesplanches et sur les claies qui servaient ordi-nairement au berger à conserver ses cerises-.Les gens du village dirent : « Cela ne peut êtrefait que par les braves nains qui trottent lanuit en longs manteaux, les pieds enveloppés,légers comme dçs oiseaux, et font avec em-pressement l’ouvrage des hommes. On les. a